Santé et bien-être : la cigarette électronique, une solution de moindre mal

On n’en sait pas beaucoup (encore) sur les risques à long terme de la cigarette électronique. En revanche, nous avons une certitude : ce dispositif de vapotage est moins dangereux pour la santé du fumeur que le tabac au regard de sa composition chimique. L’e-cigarette s’impose donc comme une solution de moindre mal pour les fumeurs qui peinent à décrocher.

L’e-cigarette : moins nocive que le tabac ?

Où en est-on exactement avec la cigarette électronique? Est-elle réellement moins nocive que le tabac ? On trouve un premier élément de réponse dans un rapport commandité par l’ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, et réalisé par le professeur Dautzenberg. Les conclusions de l’étude sont formelles : contrairement à la fumée qui résulte de la combustion du tabac, la vapeur émise par le chauffage de du liquide de l’e-cigarette ne contient pas de substances cancérigènes connues, de monoxyde de carbone, de particules solides ou de goudron. Or, il faut savoir que le monoxyde de carbone, pour ne prendre que cet exemple, est le principal responsable de la hausse significative des risques de maladies cardiovasculaires chez les fumeurs.

Selon le même rapport, la cigarette électronique n’est véritable « nocive » que par la présence de nicotine, qui reste la substance responsable de l’addiction typique au tabac. La présence de nicotine à des doses que l’on peut maîtriser est toutefois le principal intérêt de la cigarette électronique, puisqu’elle délivre aux fumeurs leur dose en cette substance pour éviter le manque tout en leur évitant l’inhalation des substances toxiques issues de la combustion du tabac.

E-cigarette : une solution d’appoint qui ne doit pas durer

Nous vous le disions, la cigarette électronique est moins dangereuse que le tabac. Selon une étude réalisée en 2019 par la Public Health britannique, elle est même 95 % moins nocive pour la santé du fumeur. Il faut toutefois bien souligner que la meilleure approche santé reste encore d’éviter de fumer et de vapoter. Mais le fait est que lorsqu’un fumeur arrête le tabac pour passer à l’e-cigarette, il constate généralement les premiers bienfaits du sevrage en l’espace de quelques jours seulement.

D’abord, il retrouve une meilleure respiration, son souffle s’améliore ostensiblement (ce qui facilite l’effort physique), et il se débarrasse de cette toux gênante, ainsi que des irritations du nez, de la gorge et du reste de la sphère ORL. Il retrouve aussi le goût et l’odorat avec une acuité qu’il pensait perdue avec la cigarette à tabac. Plus important encore : en passant du tabac à la cigarette électronique, on constate une réduction du risque de maladies cardiovasculaires. Rappez-vous, la vapeur émise par le vapotage ne contient pas de monoxyde de carbone, la substance toxique qui augmente le risque de ces maladies.

En somme, la cigarette électronique permet un sevrage tabagique plus progressif, en lissant ses effets secondaires. Mais son utilisation ne doit en aucun cas répondre à un besoin récréatif. Il faut également savoir que la combinaison du vapotage et du tabac est encore plus dangereuse que le tabac seul. La cigarette électronique doit exclusivement être envisagée dans une optique de transition entre la consommation de tabac et un sevrage total et durable.

Sevrage tabagique : que se passe-t-il un mois après le changement ?

Des chercheurs de l’université de Dundee au Royaume-Uni ont mené une étude en 2019 sur les éventuels bienfaits pour la santé du passage du tabac au vapotage. La conclusion de cette étude, qui documente le plus grand essai clinique réalisé à ce jour sur le sujet, est sans appel : les fumeurs de longue date qui troquent la cigarette classique pour l’e-cigarette constatent des bénéfices pour leur santé en l’espace d’un mois seulement.

Dans le détail, les fumeurs qui sont passés à la cigarette électronique ont vu la fonction de leurs vaisseaux sanguins augmenter de 1,5 % en quatre semaines. Si cette amélioration se maintient sur la durée, cela pourrait réduire les risques de maladies cardiovasculaires d’au moins 13 %. Cela dit, les responsables de l’étude ont déclaré qu’ils ignoraient toujours si cette amélioration était durable, et que des recherches supplémentaires étaient nécessaires pour connaître les implications de la cigarette électronique sur le long terme. Autre élément important : les chercheurs insistent sur le fait que le vapotage n’est pas complétement sans danger, il est simplement moins nocif que le tabac.

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